Comment l’agriculture française fait sa transition énergétique ?

Le réchauffement climatique et les enjeux environnementaux sont connus de tous. Chaque acteur doit agir à sa façon pour solutionner, ou à défaut, limiter, le problème.

Parmi eux, les agriculteurs français ne sont pas les derniers à changer. De nombreuses améliorations et modifications de leurs habitudes leur permettent aujourd’hui d’afficher des résultats prometteurs en termes de transition énergétique.

Découvrez quelques exemples concrets dans la suite de cet article.

L’agrivoltaïsme se voit partout dans nos champs

L’agrivoltaïsme est un concept innovant qui allie l’agriculture à la production d’énergie solaire. Il représente une avancée majeure dans la transition énergétique du secteur agricole. Il suffit d’être en voiture au milieu des terres agricoles pour noter son importance.

En installant des panneaux solaires au-dessus des cultures, cette technologie permet de produire de l’électricité tout en protégeant les plantes des intempéries et de l’excès de soleil.

Cette double fonctionnalité ne manque pas d’atouts. Elle contribue évidemment à la lutte contre le changement climatique par la production d’énergie propre. Puis, elle optimise l’utilisation des terres agricoles. Elle devient d’ailleurs une source de revenus supplémentaires intéressante pour les agriculteurs.

En France, des projets d’agrivoltaïsme fleurissent régulièrement dans de nombreuses régions. Amoureux et dépendants de la terre, les agriculteurs sont les mieux placés pour savoir que le réchauffement climatique peut entraîner des conséquences terribles…

La méthanisation et l’utilisation des déchets organiques

Au-delà de l’agrivoltaïsme, l’agriculture française explore d’autres pistes pour sa transition énergétique.

Parmi elles, la méthanisation agricole se distingue. Ce procédé transforme les déchets organiques (comme le fumier et les résidus de récolte) en biogaz. Ainsi, on crée une source d’énergie renouvelable.

En retour, le processus produit également un digestat. Ce dernier est ensuite utilisé comme un fertilisant naturel.

La méthanisation illustre parfaitement le principe de l’économie circulaire. Rien ne se perd, tout se transforme.

L’usage de l’eau est optimisé

L’un des défis majeurs de l’agriculture est la gestion de l’eau. Cette ressource est de plus en plus précieuse. Il n’y a plus un seul été sans une canicule et des restrictions obligatoires dans l’usage de l’eau.

Dans ce contexte, des techniques innovantes émergent. Un bon exemple est l’irrigation de précision. Elle permet de réduire la consommation d’eau en l’apportant directement aux racines des plantes en quantité optimale.

Quand elle est couplée à l’utilisation de variétés de plantes résistantes à la sécheresse, cette approche devient une gestion plus durable des ressources hydriques.

agriculteur bio

La réduction des intrants chimiques, tels que les engrais et les pesticides, est également au cœur de la transition énergétique agricole. Cette technique vise à perturber le moins possible le sol et rend les agriculteurs français moins dépendants aux produits pétrochimiques.

Les nouvelles technologies donnent plus de maîtrise aux agriculteurs

L’agriculture de précision joue un rôle de plus en plus important dans la transition énergétique. Grâce à des technologies avancées telles que les drones, les satellites ou l’intelligence artificielle, les agriculteurs peuvent désormais surveiller avec précision l’état de leurs cultures et de leurs sols.

Le public croit souvent à tort que l’IA étonne pour sa capacité à créer une vidéo autonome ou à écrire un scénario de film. Or, la véritable révolution se déroule dans l’industrie et l’agriculture !

Les outils permettent d’optimiser les apports en eau et en nutriments, de détecter précocement les maladies ou les infestations, et d’adapter les pratiques en temps réel.

Cette agriculture connectée et intelligente représente un levier essentiel. Les progrès se multipliant, nul doute que ces technologies prendront de plus en plus de place dans le quotidien des agriculteurs français.

Le soutien des politiques publiques est indispensable

Les agriculteurs prennent les devants. Faisant parfois face à des réglementations européennes difficiles à comprendre et à suivre, ils ne se contentent pas d’attendre les obligations. Ils veulent une agriculture pérenne et ont compris que leur rôle est vital.

Mais, ils ont besoin du soutien des politiques publiques. Certaines leur sont bénéfiques.

Des initiatives comme le Plan Énergie Méthanisation Autonomie Azote (EMAA) ou le programme « France Relance » sont des stratégies activées par le gouvernement pour accompagner et pour financer la transition énergétique agricole.

Bien sûr, des subventions ou des allégements fiscaux sont à mettre en place pour orienter les choix des agricultures vers les techniques les moins énergivores, mais aussi pour leur permettre d’y accéder. Les changements sont couteux !

 

En conclusion, l’agriculture française est à la croisée des chemins. Elle est engagée dans une transformation profonde pour répondre aux défis du réchauffement climatique. À travers l’innovation et l’engagement de tous les acteurs du secteur, elle forge les contours d’une agriculture durable et énergétiquement autonome.