Pollution de l’air : analyses complémentaires en cours

Port de Saint-Pierre - Pressecologie.com Le journal Le Parisien publiait le 19 février 2011 la liste des agglomérations les plus polluées. L’île de la Réunion figurait partie les onze agglomérations françaises qui, l’an dernier, ont dépassé plus de trente-cinq fois les normes de particules fines (50 micro- grammes/m3). En 2010, la station “Bons enfants”, située à Saint-Pierre, a fait apparaître des dépassements des valeurs limites réglementaires pour les particules fines. Face à cette situation, il convient de déterminer si les concentrations observées de particules fines dites PM 10 ont une origine naturelle ou non. Ainsi, le Ministère du Développement durable a confié une étude complémentaire à un laboratoire agréé en février 2011. Cette étude se base sur une modélisation théorique des embruns marins. Un communiqué publié par la Préfecture de la Réunion ce lundi 28 mars 2011 fait état des premières conclusions qui viennent d’être rendues : la modélisation des embruns marins n’expliquerait que partiellement les dépassements constatés sur une des 14 stations réunionnaises de mesure des particules fines dans l’air. De nouvelles investigations vont être conduites dans les prochains jours.

A la Réunion, les données relatives à la pollution locale de l’air sont mesurées par 14 stations fixes réparties sur l’ensemble de l’île, et gérées par l’association agréée de surveillance de la qualité de l’air : l’Observatoire Réunionnais de l’Air (ORA).

En 2010, la station “Bons enfants”, située à Saint-Pierre, a fait apparaître des dépassements des valeurs limites réglementaires pour les particules fines : la moyenne journalière a excédé 50 microg/m3 93 jours dans l’année (contre 35 jours réglementaires) ; la moyenne annuelle civile s’est élevée à 46 microg/m3 contre 40 microgrammes/m3 réglementaire. Les mesures n’ont mis en évidence aucune trace d’autres polluants comme le NO2 (dioxyde d’azote) ou le SO2 (dioxyde de souffre).

Face à cette situation, conformément aux obligations européennes, il convient de déterminer si les concentrations observées de PM 10 ont une origine naturelle ou non. Du fait de la proximité du littoral, les embruns marins, émetteurs de particules, pourraient être à l’origine des dépassements constatés. Une étude de l’ORA, conduite en 2008, a étayé cette hypothèse. La Commission européenne a toutefois demandé d’autres investigations. Le Ministère du Développement durable a donc confié une étude complémentaire à un laboratoire agréé (le LCSQA/INERIS ) en février 2011. Cette étude se base sur une modélisation théorique des embruns marins.

Selon les premières conclusions, qui viennent d’être rendues, la contribution en sels marins n’expliquerait qu’en partie les dépassements en PM 10. Le modèle exploité aboutit à des concentrations en sels marins de 4 à 10 microg/m3. Ces niveaux ne suffiraient pas à provoquer les 93 jours de dépassements enregistrés à la station “Bons Enfants” de Saint- Pierre.

De nouvelles investigations vont donc être conduites. Plusieurs pistes sont envisagées : analyses chimiques in situ ; prise en compte de paramètres complémentaires dans le modèle utilisé.

Les résultats seront rendus publics dès qu’ils seront obtenus.

Émises par les véhicules diesel, le chauffage et l’industrie, les particules fines sont des micro-poussières cancérigènes qui seraient responsables chaque année de 42 000 morts prématurées en France, selon l’Organisation mondiale de la santé, rapportait Le Parisien sur son site internet le 19 février dernier. La liste des agglomérations les plus polluées comprend également Avignon, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Strasbourg, Toulon et la zone urbaine régionale de Rhône-Alpes.

Author: pressecologie

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