Alan de retour au Tremblet

Eléphant de mer - Crédit photos : Jean-Marc Devroye (Globice), août 2009. Le retour d’Alan, le jeune éléphant de mer austral qui fréquentait la plage du Tremblet depuis mai 2009, est confirmé ce mercredi 26 janvier 2011. Aperçu une première fois le 9 janvier après 7 mois d’absence, Alan est bel et bien de retour dans le Sud sauvage. Il est venu une nouvelle fois se reposer sur la plage de sable noir née de l’éruption du volcan en avril 2007. L’information est rapportée par le Journal de l’île de la Réunion ce mercredi. {{ On a eu la confirmation qu’il s’agit bien d’Alan, observé à une douzaine de reprises depuis 2009. C’est un visiteur qui a alerté le réseau échouage de l’association Globice, en deuxième partie de matinée hier. Un de ses membres, Eric, est disponible pour se rendre sur place}}, détaille le Jir. Après quelques clichés réalisés (aucune photo n’avait été prise le 9 janvier dernier), le vétérinaire de Globice confirme qu’il s’agit bien d’Alan : Les multiples cicatrices visibles, en bonne voie de guérison, me permettent en effet de l’affirmer, car elles correspondent en tous points avec celles observées précédemment. De plus, sa taille et sa corpulence apparentes sont tout à fait conformes à l’évolution attendue, précise-t-il au Journal de l’île. Alan est aujourd’hui âgé d’environ 7 ans.

La présence d’un éléphant de mer, avait déjà été observée en août 2008, mais il s’agissait peut-être d’un autre individu. La présence d’un tel animal dans les eaux réunionnaises reste quoi qu’il en soit un mystère car cette espèce préfère habituellement les eaux plus froides du secteur des Kerguelen, à plus de 2 000 kilomètres au sud de la Réunion, et s’aventure rarement vers les latitudes subtropicales. On sait cependant que les jeunes mâles immatures (le cas d’Alan à cette époque) s’engagent parfois dans de longues explorations loin des zones qui les ont vus naître, détaille le Jir sur son site internet.

Venu chercher le calme et la tranquillité sur cette plage du Sud sauvage, l’éléphant de mer (Mirounga leonina) ne doit pas être dérangé. Il est vivement recommandé au public de l’observer à distance, depuis la falaise. Cette distance d’observation est nécessaire pour ne pas nuire à sa tranquillité et également pour éviter toute blessure. L’éléphant de mer peut en effet être vif et brutal.

La plus grosse des espèces de phoque du monde

Mirounga leonina est la plus grosse des espèces de phoque du monde. Ses yeux sont adaptés à une faible luminosité et à la chasse en profondeur. Les éléphants de mer sont capables de se propulser sur terre à plus de 8 km/h. Les narines des mâles adultes se développent en une “trompe”, à laquelle ils doivent leur nom d’éléphants de mer.

Le mâle peut mesurer 4 mètres (maxi : 6 m) et peser 2 tonnes (maxi : 4 t), la femelle 2,5 mètres (maxi : 3 m) pour un poids de 500 kg. Les mâles ont une longévité de 15 à 16 ans, contre 20 ans pour les femelles. Les mâles dominants (les pachas, âgés de 9-10 ans), s’affrontent pour constituer un harem de plusieurs dizaines de femelles. Ils veillent en permanence à leurs privilèges sexuels par des éructations menaçantes voire des affrontements.

Ils vivent en mer 9 mois par an. En plongée, ils sont capables de rester en apnée de 20 minutes à 2h30. Ils plongent à la recherche de céphalopodes (calmars), poissons, crustacés, krill, algues… jusqu’à 1 400 mètres de profondeur. Après la reproduction, les mâles reviennent à terre pour changer de pelage (mue). Durant cette période, ils s’alimentent peu (jeûne) et dorment beaucoup.

La population mondiale est estimée à 650 000 animaux répartis dans l’hémisphère sud.

L’éléphant de mer fait l’objet d’une protection internationale. Il est inscrit sur l’Annexe II de la CITES (1975), ainsi que sur la Liste rouge de l’UICN (1996). En France, il bénéficie d’une protection intégrale (arrêté interministériel du 27/07/95 sur la protection des mammifères marins). Toute perturbation intentionnelle est interdite par le code de l’environnement.

En cas d’observation : prévenir le réseau Echouage de l’association Globice (Groupe local d’observation et d’identification des cétacés) Globice au 06 92 65 14 71.

Crédit photos : Jean-Marc Devroye (Globice), août 2009

Author: pressecologie

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