Plus qu’un jardin, un projet de société !

Jardin Mandala au Tampon - Association arTerre - Crédits photo : Laurent Dennemont

Depuis le début de l’année 2013, un petit bout de terrain fertile du Tampon est devenu le théâtre d’expérimentations diverses ayant permis l’émergence d’un merveilleux jardin mandala… Ce projet, imaginé et rêvé depuis quelques années à plusieurs, a pu se concrétiser exclusivement grâce à l’énergie, la bonne volonté et la sueur de nombreux bénévoles ! Ce genre d’initiative, à la croisée des enjeux économiques, sociaux et environnementaux auxquels sont confrontés nos sociétés, peut contribuer à apporter des solutions concrètes ! Regardons ensemble de quoi il en résulte…

La genèse du projet

Une petite contextualisation s’impose. L’histoire commence en 2008 lorsque, préoccupé par les enjeux environnementaux, je décide de me former à la gestion environnementale. Rapidement je deviens maître-composteur et m’intéresse aux différents cycles de la matière (Eau, Carbone, Azote, etc.). Je découvre alors avec émerveillement la réelle complexité du sol (pédologie) et parallèlement, j’ouvre les yeux sur les rouages du système agro-industriel de production intensive dans lequel nous nous sommes engagés depuis la fin de la 2ème guerre mondiale. Le choc est brutal : L’agriculture s’est transformée, depuis 60 ans, en une arme de destruction massive: elle détruit les sols et la biodiversité, pollue les nappes phréatiques, produit des semences stériles ou dégénérées, altère la santé et engendre le chaos social. Sans compter que l’agriculture coûte cher. En amont, elle réclame l’utilisation de toujours plus de machines, d’outils, d’engrais et de pesticides qui nécessitent pour leur fabrication des tonnes d’énergie fossile. En aval, elle est responsable de la pollution des sols et de l’eau, qu’il s’agit ensuite de dépolluer, et des maladies engendrées par cette même pollution de l’air, de l’eau et des aliments. (Extrait de “Vers l’autonomie alimentaire” de Frédérique Basset)

Fort de ce constat, je me suis tourné vers les solutions. Et bonne nouvelle, les solutions existent ! Elles sont même assez simples à mettre en œuvre, coûtent beaucoup moins cher que le modèle actuel, respectent l’environnement et créent même de nombreux emplois. Elles sont issues de l’agroécologie. Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations Unis pour le droit à l’alimentation le dit lui-même à propos du texte qu’il présente le 8 mars 2011 : Fondé sur l’examen approfondi des plus récentes recherches scientifiques, ce rapport démontre que l’agroécologie peut doubler la production alimentaire de régions entières en 10 ans tout en réduisant la pauvreté rurale et en apportant des solutions au changement climatique.

La découverte de ar’Terre

C’est dans ce contexte que, lors de mon dernier passage à la Réunion en juillet 2012, je suis tombé sur une petite annonce dans le journal, faisant la promotion d’un stage d’agroécologie de l’association réunionnaise Ar’Terre. A mon retour en Belgique, je les ai contacté avec une idée en tête : valoriser un petit terrain familial alors inexploité. Je leur ai écris comme on jette une bouteille à la mer sans savoir si mon initiative susciterait une réaction.

Lire la suite (La mise en place du projet, Le chantier solidaire, Évolutions et perspectives…) sur le site de Laurent Dennemont

Pour découvrir le jardin mandala du Tampon :

jardin_tampon.jpg

Author: pressecologie

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1 Comment

  1. Bonjour à tous les enfants de Mère Nature 🙂

    Pour une agroécologie, plusieurs courants existent: le compost de Pierre Rahbi, la permaculture de Holzer, …

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