arTerre fête le 1er anniversaire de son réseau d’échange

Association arTerre - Crédits photo : Pressecologie Le réseau d’échange mis en place par l’association arTerre soufflera sa première bougie ce dimanche 1er juillet 2012 dans les Hauts de Saint-Leu. L’occasion pour les membres de l’association de revenir sur ce qui a été fait durant cette première expérience et pour les curieux de se joindre, dans une ambiance conviviale, à cet élan éco-concerné impulsé par arTerre, une association plus proche de la nature.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore arTerre, une petite piqûre de rappel s’impose. arTerre est une association créée en 2006 par un jeune couple éco-concerné : Samuel Constancy et Esther Lobet. Le premier est un agriculteur soucieux de son impact sur l’environnement, la seconde une cuisinière motivée par l’envie de valoriser une alimentation saine, réfléchie et éthique.

Convaincu qu’un changement de nos modes de vie est d’une part nécessaire mais surtout envisageable, arTerre propose de transmettre de nouvelles compétences aux Réunionnais afin qu’ils puissent apporter, demain, des solutions aux problèmes d’aujourd’hui.

Durant ses 6 premières années d’existence, l’association a mis en place divers outils permettant de sensibiliser la population à une alimentation plus saine (le restaurant biologique itinérant “le végétal vital”), aux diverses solutions qui existent d’ors et déjà permettant de limiter notre impact sur la nature (les stages en écologie pratique tels que “construction et utilisation de four solaire” et “construction et utilisation de toilettes sèches“) et aux bienfaits d’une agriculture intégrée (les stages en agroécologie avec les formations “Jardin vivrier agroécologique”).

Mais l’agroécologie kezako ?

Une démarche et des techniques qui cherchent à mettre en synergie les connaissances agronomiques et les dynamiques des systèmes écologiques. Il s’agit d’une approche du développement rural qui s’inspire des techniques traditionnelles des paysans comme des connaissances scientifiques. Les techniques mises en œuvre sont majoritairement celles de l’agriculture biologique aux fins de préservation et de restauration du patrimoine nourricier – sol, eau, biodiversité – et de sa productivité.

Dans un souci d’aller au bout des choses, et après avoir constaté qu’un apport théorique seul ne permettait pas de pérenniser un véritable changement de mode de vie, l’association a décidé de créer, en parallèle de ses formations en agroécologie, un réseau d’échange.

Ce réseau se caractérise par deux aspects essentiels que sont “la banque de semans la kour” et “les rencontres au jardin”.

La banque de “semans la kour”

Les membres du réseau reçoivent, s’ils le souhaitent, des graines de variétés rustiques en voie de disparition, ou déjà disparues de nos étalages. Après une année sous un climat tropical, d’une terre traitée avec respect et d’attention de la part du cultivateur, la graine ayant donné un magnifique “pied de bois”, une partie des graines récoltées est réinjectée dans la banque de semences pour les futurs membres.

Les rencontres au jardin

L’association ayant compris la force de l’union, ces rassemblements permettent aux membres d’échanger sur de nombreux sujets. Quel sont les problèmes rencontrés par chacun ? Comment limiter l’utilisation de l’eau ? Quel compost pour quelle plante ?…. Sont autant de questions qui trouvent des réponses au fil de ces journées où se combinent visite du lieu, chantier solidaire et/ou atelier basé sur un savoir-faire traditionnel, ou l’apprentissage d’une pratique agroécologique.

Le 1er juillet 2012, la première année d’existence de ce réseau sera ainsi fêté par l’association à la Ferme du Bois de lait, aux Colimaçons (Hauts de St Leu). Plus d’informations (lieu, programme, recommandations) : ici

Author: pressecologie

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