Conservation de la flore menacée de l’Outre-Mer : Quels enjeux?

Petits Tamarins des Hauts, endémiques de la Réunion - Pressecologie.com Un colloque sur la conservation de la flore menacée de l’Outre-Mer français est organisé par le Conservatoire Botanique National de Mascarin du lundi 13 au vendredi 17 décembre 2010 à La Réunion.

Dans le cadre de l’année de la biodiversité, l’objectif de ce colloque est de réunir l’ensemble des acteurs préoccupés par la conservation de la flore menacée des territoires de l’outre-mer français afin de faire le point sur les connaissances et actions de conservation mises en place (plans de conservation d’espèces menacées, restauration de leurs habitats, biologie et écologie de la conservation, etc) sur ces territoires, en vue de définir une stratégie globale pour les 10 années à venir. Des exposés pourront également concerner des problématiques identiques dans d’autres territoires (Mascareignes, Caraïbe, Pacifique…).

Parallèlement aux objectifs scientifiques, il s’agit également de réfléchir à la structuration et à l’animation d’un réseau d’acteurs de la conservation de la flore et des habitats de l’outre-mer français.

Le colloque s’articulera autour de différentes sessions. Elles se dérouleront en matinée. Chaque session sera introduite par un exposé de 30 minutes et poursuivie par 6 communications orales de 15 minutes chacune, soit une durée totale de 2 heures.

Chaque session fera ensuite l’objet d’un atelier l’après-midi, avec présentation de posters sur ses thématiques et discussions entre les différents acteurs, animée par un modérateur et synthétisée par un rapporteur. Si une demande émerge de la part de certains participants, des sessions parallèles sur d’autres thématiques pourront être organisées à l’initiative de ces participants :

  • 1ère session : connaissance de la flore rare et menacée de l’outre-mer : bilan des connaissances, les outils de la connaissance (index de la flore, clés d’identification de terrain, veille des changements taxonomiques, outils d’inventaires et le recueil des données, le projet Atlas, les Cahiers d’Habitats, Liste Rouge), le besoin d’un suivi diachronique d’espaces fixes et de populations d’espèces menacées (parcelles ou transects permanents, objectifs, méthodologie, bio-indicateurs, exploitation des résultats), l’échange, l’accès et la diffusion de l’information floristique (exemple de la base Mascarine Cadetiana II).
  • 2ème session : bases scientifiques de la biologie et de l’écologie de la conservation de la flore de l’outre-mer : importance de la prise en considération de l’insularité, de l’endémisme et de la biogéographie des espèces, de la dimension phylogénétique, des processus de spéciation et d’hybridation, de la biologie de la reproduction, des syndromes de pollinisation et de dissémination, des interactions faune-flore et de l’écologie comportementale, des traits d’histoires de vie spécifiques, du polymorphisme génétique et phénotypique, de la biologie de la germination et de la conservation des semences, de l’organisation et la structuration des communautés végétales, des processus invasifs, des changements écosystémiques au niveau biotique et abiotique. Etat des lieux des programmes de recherche appliqués à la conservation des espèces et des habitats à l’échelle de l’outremer français.
  • 3ème session : conservation, restauration, introduction, réintroduction et translocations d’espèces menacées dans l’outre-mer : état des lieux, méthodes scientifiques utilisées,

outils de suivi des populations et communautés, échelles spécifiques et communautaires des opérations de restauration et de renforcement, conditions écologiques pour le recrutement, identification et gestion des menaces pesant sur les opérations, système d’évaluation régulière de l’état de conservation des espèces, critères de suivi et d’évaluation du succès des opérations, hiérarchisation des actions, valorisation scientifique des opérations.

  • 4ème session : gouvernance de la conservation de la flore menacée de l’outre-mer : le rôle respectif des acteurs de la gouvernance, du monde associatif, de la gestion des espaces

naturels, du monde des professionnels, de la recherche scientifique, nécessité d’une plate-forme transversale et fonctionnelle pour favoriser les échanges et les propositions. Notions de communication, diffusion, information pour favoriser l’implication de la population. Réflexion sur la nécessité de la création de réseaux locaux, nationaux et régionaux : moyens, sources et processus de financement.

Le patronage de l’événement se fera sous l’égide du Ministère de l’Ecologie, du Ministère de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités Territoriales, et de la Fédération des Conservatoires Botaniques Nationaux.

Plus d’informations : Conservatoire Botanique National de Mascarin
Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement
2, rue du Père Georges, Les Colimaçons
97436 Saint-Leu, La Réunion
Tel : +262 (0) 262 24 79 21 / Fax : +262 (0) 262 24 85 63
Courriel : lgigord@cbnm.org
Site : http://www.cbnm.org

Author: pressecologie

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