Un lézard à protéger d’urgence

Gecko vert de Manapany - Crédits : Mickaël Sanchez / Nature Océan Indien Le gecko vert de Manapany est classé parmi les espèces en danger critique d’extinction. Un Plan d’Action National (PNA) est en cours d’élaboration pour sauvegarder l’un des derniers reptiles endémiques de La Réunion.

Le gecko vert de Manapany, Phelsuma inexpectata, est l’un des derniers reptiles endémiques de La Réunion. Il est protégé par l’arrêté ministériel du 17 février 1989 : il est strictement interdit de blesser, détruire, capturer ou naturaliser cette espèce.

En 2010, son statut de conservation a été évalué par le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Selon les critères de l’UICN, cette espèce est gravement menacée : elle est soumise à un haut risque d’extinction à court terme et est ainsi placée dans la catégorie “En danger critique d’extinction (CR)” de la Liste rouge des espèces menacées en France.

Au regard de ces menaces, l’espèce a été désignée par le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de la Mer (MEEDDM) comme devant faire l’objet d’un “Plan National d’Action pour les espèces menacées” (PNA).

Suite à une procédure d’appel d’offre lancée par la DIREN Réunion, l’association Nature Océan Indien et l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) débutent actuellement la rédaction du PNA, indique la Préfecture de la Réunion dans un communiqué.. Dans une logique de concertation, le document sera élaboré avec l’assistance d’un comité d’experts scientifiques et de nombreux acteurs ayant une implication dans la conservation du gecko seront consultés.

Cet outil vise à rétablir les espèces et leurs habitats dans un état de conservation satisfaisant. Il se présente sous la forme d’un document définissant l’organisation et les conditions de mise en oeuvre d’actions en faveur de la conservation d’une espèce menacée d’extinction.

Rappelons que toute personne portant atteinte à une espèce protégée est passible d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende (Article L 415-3 du Code de l’Environnement).

Author: pressecologie

Share This Post On

Submit a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *