Les énergies marines à l’épreuve des vagues saint-pierroises

Projet Ceto - Port de Saint-Pierre - Pressecologie.com Son insularité et les caractéristiques de ses fonds marins confèrent à la Réunion des conditions favorables en matière de valorisation des énergies marines. Différents projets de production d’énergie à partir de l’Océan Indien sont en cours de développement. Quatre technologies sont à l’étude ou au stade d’expérimentation.

Les projets liés à l’énergie de la houle :

• Le projet houlomoteur Pelamis (Seawatt), à Saint-Pierre (Pointe du Diable), dont les objectifs de production sont de 5 MW à l’horizon 2014 puis de 30 MW. Le Pelamis est un convertisseur d’énergie des vagues semi immergé. C’est un ensemble de segments cylindriques liés entre eux linéairement par des articulations.
• Le projet houlomoteur Ceto (EDF Énergies nouvelles), à Saint-Pierre (Pointe du Diable), dont les objectifs de production sont de 2 MW à l’horizon 2012 puis 20 à 30 MW à l’horizon 2015. La technologie repose sur l’énergie des vagues, valorisée à l’aide de bouées disposées sur les fonds marins.

Les projets liés à l’énergie thermique des mers et l’utilisation des différentiels de température entre les eaux :

• Le projet Sea Water Air Conditionning (SWAC) par utilisation directe de l’eau froide des profondeurs pour la climatisation des locaux (secteur de Sainte-Marie : centre commercial, immeuble, aéroport) ;
• Le projet d’Énergie thermique des mers (ETM) de DCNS qui consiste à utiliser la différence de température qui existe naturellement entre la surface et les profondeurs de l’océan pour faire fonctionner une machine thermique et produire de l’électricité.

Ceto expérimenté, Pelamis en attente d’enquête publique

Le projet Ceto est actuellement en phase expérimentale. Selon les informations révélées par le Journal de l’île de la Réunion le 18 juillet 2011, le matériel appartenant à EDF est actuellement entreposé sur le port de Saint-Pierre. Selon le quotidien, le département “développement durable” de la société travaille actuellement sur un projet visant à capter l’énergie des vagues. Le Ceto. Un procédé australien constitué d’un système de bouées sous- marines, reliées à une unité terrestre par des canalisations.

Le principe de la technologie Ceto est le suivant : un flotteur est mis en mouvement par énergie de la houle et transmet son mouvement a une pompe qui met un fluide sous pression. Le fluide sous pression est transporté à terre pour produire de l’électricité.

EDF souhaiterait expérimenter la capacité de résistance du système avant de l’installer, d’ici quatre à cinq ans, à une trentaine de mètres de profondeur au large des côtes saint-pierroises, dans le secteur de la Pointe du Diable.

Pelamis en mer - Crédits photo : Pelamis Wave Power Un autre projet exploitant l’énergie de la houle, issu cette fois d’une technologie écossaise et porté par une société réunionnaise privée (Seawatt), devrait être implanté sur ce même site de la Pointe du Diable d’ici 2013.

La société Seawatt y installera un convertisseur d’énergie des vagues semi immergé. Pour mieux comprendre, c’est un ensemble de segments cylindriques liés entre eux linéairement par des articulations. Lors du passage des vagues le long de la machine, le mouvement de chacun des cylindres par rapport aux autres est amorti par des vérins hydrauliques. La capacité maximale totale de génération d’un seul Pelamis est de 750kW. L’ensemble des génératrices envoie l’électricité produite dans un câble haute tension qui court le long de la machine vers un transformateur situé dans le nez du Pelamis. L’énergie est envoyée, par l’intermédiaire d’un câble, dans les fonds marins et ensuite acheminée jusqu’au rivage et enfin vers une connexion adéquate au réseau.

La structure sera ancrée au large (off-shore) dans des profondeurs supérieures à 50m. La centrale houlomotrice constituée de 5 Pelamis pourrait produire près de 3MW. A terme, le projet d’installation d’une ferme de 30 machines pourrait alimenter près de 20 000 foyers.

Seawatt devrait très prochainement boucler administrativement son projet. La société révèle dans les colonnes du Jir avoir obtenu la concession du domaine maritime. Une enquête publique doit désormais être lancée. La centrale Pelamis devrait flotter d’ici 2013 à 150m au large de la Pointe du Diable. Le coût du projet est estimé à 100 millions d’euros.

Crédits photo : Pelamis Wave Power – http://www.pelamiswave.com

Author: pressecologie

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