L’étang du Gol : des conditions écologiques complexes

L’étang du Gol - Pressecologie.com Il existe seulement trois étangs littoraux à La Réunion : l’étang du Gol, l’étang de Saint-Paul et l’étang de Bois Rouge. Ils abritent une faune et une flore inhérentes aux zones humides et sont des sites de nourrissage et de refuge pour des oiseaux limicoles migrateurs. Ils représentent aussi le lieu de nidification de deux espèces protégées, le héron vert et la poule d’eau.

Entre Saint-Louis et l’Étang-Salé, 41 hectares de la zone humide du Gol sont d’ores et déjà préservés par le Conservatoire du littoral. Un second plan de gestion est aujourd’hui en cours de réalisation afin de prendre en compte les évolutions du site et ses enjeux. La zone humide du Gol est composée d’une mosaïque d’écosystèmes terrestres et aquatiques qui interagissent entre eux.

L’étang est un plan d’eau saumâtre de 15 à 16 hectares, séparé de l’océan par un fragile cordon littoral sableux et de galets. D’autres zones humides jouxtent l’étang : deux gravières immergées d’eau douce, jadis creusées pour la construction de la route digue entre Étang-Salé et Saint-Louis.

Héron vert - Pressecologie.com Bien qu’artificielles, elles abritent désormais une avifaune remarquable et sont actuellement en cours de transfert au Conservatoire du littoral. Ces zones humides sont progressivement envahies par des espèces exotiques, qu’il conviendra de réguler pour la survie des poissons et la sauvegarde des biotopes des oiseaux. Par exemple, au fond des eaux de l’étang, aux dépens des espèces indigènes, prolifère un poisson exotique appelé localement le Managuense.

Depuis 2003, la surface de l’étang et de ses ravines affluentes est régulièrement recouverte d’une couverture de jacinthes et laitues d’eau, qui devient hermétique en début de saison chaude. Leur contrôle n’étant pas envisageable manuellement, un programme de lutte biologique avait été initié en 2007. Il a été suspendu, en raison des polémiques ayant accompagné l’introduction à La Réunion d’un insecte, la tenthrède, comme agent de lutte biologique contre la vigne marronne (Rubus alceifolius), autre espèce exotique. Autour des plans d’eau, le faux-poivrier (Schinus terebinthifolius) se développe également dans des proportions considérables.

Enfin, le site connaît une fréquentation importante. Des études ont été lancées pour mieux définir les conditions d’accueil des oiseaux et des poissons.

Sources : Conservatoire du Littoral – L’écho côtier de l’Outre-mer

Author: pressecologie

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4 Comments

  1. Si c’est un espace naturel si fragile, je comprend pas pourquoi il y a des Quads qui cassent les oreilles de tous le monde !!
    Je pensais que c’était interdit …

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  2. Pour y être plus que régulièrement je peux affirmer qu il a besoin de protection, présence de kayak, zone d’animation cote St Louis avec d’ importante nuisance sonore ( dim matin et en journée).j y ai vu les 3 rapaces pouvant fréquenter la Reunion et tous les limicoles estivant habituels…trop de braconnage encore constaté pour les toulites et les veuves…ACTIONS…
    Op

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  3. Il y a 3 rapaces qui peuvent fréquenter la Réunion ?
    Je pensais qu’il n’y avais que le Papangue ?

    Lorsque tu parles de nuisances sonores, tu fais allusion au nouveau dôme pour l’événementiel à l’étang du gol ?

    C’est quoi les toulites ?

    Bonne continuation

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  4. UN SITE FORMIDABLE ? OU ON PEUT CREER DES EMPLOIS PRODUCTIFS

    LE CONSTAT EST LA / PLANTES ENVAHISSANTES SUR L’ETANG
    pas de toilettes publiques; crottes de bovins, manque d’arbres

    Réunissons tous les actifs , et les concernés et faisons des créations d’entreprises pour cinq ans ; les projets d’ecoserv sont prêts pour orienter les entreprises : mes associations de nettoyage ne sont pas les seules solutions; l’orientation est de l’économique,et de l’environnement.

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