Et si on testait le covoiturage ?

Voiture - Crédits photo : Mikael Miettinen - FlickrComment ne pas remarquer, dans les embouteillages ou ailleurs, que la plupart des voitures ne sont occupées que par une seule personne ? Mais quand ni la marche, ni le vélo, ni les transports publics ne font l’affaire et que l’usage d’une voiture particulière est nécessaire, pourquoi ne pas la partager avec d’autres personnes dans le même cas ? Partager un véhicule et les dépenses sur un trajet commun, avec des voisins pour faire des courses, des copains pour aller à l’université, des collègues pour aller au travail… ou simplement des gens avec qui on partage une destination. L’idée peut paraître séduisante. Et si on décidait de limiter l’expansion du tout-automobile ? Le prix : remettre en cause nos comportements et nos habitudes… Et si on tentait le pari ?

Une voiture à plusieurs, sur le papier, c’est moins de frais, moins de nuisances, moins de circulation, moins d’embouteillages et plus de convivialité. Il suffit de s’organiser pour faire circuler l’information, les propositions des uns ou les demandes des autres. Le résultat ? Moins de frais pour le conducteur, moins de voitures en circulation, moins de nuisances liées aux transports et un renforcement des liens entre collègues, voisins, etc…

Tous les types de trajets sont concernés (ex : domicile-travail, trajet occasionnel…). Dans 54 % des cas, le covoiturage se pratique à deux.

Un nouveau site propose localement un service de covoiturage (http://www.roulensemb.re). D’autres sites Internet regroupent quelques offres et demandes. Un service de covoiturage peut aussi s’organiser dans une université, une administration, une entreprise…

Rouler plus responsable

En remettant en cause certains comportements et certaines habitudes, vous pouvez limiter l’impact de votre voiture sur l’environnement et réaliser de sérieuses économies.

Avant de partir, anticipez

– Organisez vos déplacements en étudiant au mieux les itinéraires et le trafic. Pensez également à regrouper dans la mesure du possible vos déplacements.
– Limitez les petits trajets urbains
– Optez pour les transports en commun, le vélo ou la marche à pied quand vous pouvez : il faut ¼ d’heure pour faire 3 km à vélo et un trajet en voiture sur deux fait moins de 3 km.
– Ne chargez pas trop votre voiture : 100 kg de plus c’est 5 % de plus de consommation. Préférez un coffre de toit à une galerie. Et n’oubliez pas de les enlever après utilisation : même à vide, une galerie fait consommer jusqu’à 10 % de plus, soit 1€ et 1,75 kg de CO2 tous les 100 km.
– Vérifiez la pression des pneus. Un sous-gonflage de 0.5 bar, en plus d’être dangereux, représente 2,4 % de consommation supplémentaire, soit 33 € et 58 kg de CO2 par an. Il est important de vérifier la pression de ses pneus (froids) au minimum tous les deux mois, cela permet de réaliser des économies et de garantir la sécurité de son véhicule.
– Vérifier régulièrement le bon état du véhicule. Un véhicule mal entretenu peut entraîner une surconsommation de carburant pouvant aller jusqu’à 25 %. Un filtre à air encrassé fait consommer 3 % de plus et un moteur mal entretenu, encore plus, soit près de 40 € sur l’année et 70 kg CO2. Les pneus «basse consommation », entraînent jusqu’à 5 % d’économie soit 70 € par an et 120 kg CO2 de gagnés.

Adoptez une conduite souple et économe

– Démarrez votre moteur en douceur et anticiper les ralentissements en utilisant le frein moteur plutôt que la pédale de frein. Une conduite agressive en ville peut augmenter votre consommation jusqu’à 40 %, soit 4 € de dépenses inutiles et 7 kg de CO2 pour 100 km.
– Réduisez votre vitesse : 10 km en moins sur voie rapide, c’est jusqu’à 5 litres de carburant économisés, soit 7 € et près de 12 kg de CO2 sur 500 km. – Evitez de pousser le régime moteur. Economisez ainsi jusqu’à 20 % de carburant tous les 100 km.
– Utilisez les équipements permettant de mieux maîtriser ma consommation : Indicateur de consommation, limiteur de vitesse, système de navigation et info trafic.
– Coupez votre moteur dès que vous vous arrêtez plus de 10 secondes.
– L’arrêt /redémarrage du moteur consomme moins de carburant que de le laisser tourner au ralenti plus de 10 secondes.

N’abusez pas de la climatisation

L’usage de la climatisation ne doit pas être systématique. Quand elle fonctionne, la climatisation augmente la consommation de carburant de votre véhicule. En ville, la surconsommation est en moyenne de 3 à 10 % et sur route de 15 à 25%.

Elle entraîne également une augmentation de la pollution de l’air et qu’elle fonctionne ou pas, elle rejette le fluide frigorigène du circuit de climatisation, un puissant gaz à effet de serre (6 à 12% des émissions annuelles de GES de votre véhicule).

Voici quelques conseils d’usage et d’entretien de votre système de climatisation pour réduire efficacement la température à l’intérieur de votre voiture :

– Privilégiez une climatisation automatique plutôt que manuelle. Mais attention à ne pas la laisser fonctionner tout au long de l’année car les gains apportés par la régulation automatique seraient alors gommés par un usage plus fréquent.
– Faites changer les filtres à air et à pollen suivant les conseils du constructeur.
– Tant que votre climatisation fait du froid, inutile de la faire réviser, ni de la faire recharger en fluide frigorigène.
– Stationnez à l’ombre quand c’est possible.
– Ouvrez les fenêtres pour évacuer la chaleur dans l’habitacle avant d’enclencher la climatisation. Mais roulez fenêtres fermées quand elle fonctionne.
– Ne dépassez pas 4 à 5°C de différence entre l’extérieur et l’intérieur de la voiture climatisée à 4 ou 5°C de moins que la température extérieure.
– Éteignez votre climatisation automatique tant qu’il ne fait pas trop chaud, sinon elle fonctionnera en continu dès que la température intérieure dépassera la consigne.
– Utilisez par temps très chaud la commande « recyclage », en climatisation manuelle, pour récupérer l’air frais de l’habitacle et réduire ainsi l’énergie consommée par le système.
– Souciez-vous du devenir de votre système de climatisation automobile en fin de vie : les fluides frigorigènes doivent être récupérés et non pas s’échapper dans l’atmosphère, ce sont des gaz à fort impact sur l’effet de serre.

Sources : Ademe

Une sélection de sites Internet (liste non exhaustive) :

Sur le covoiturage :
http://www.covoiturage-libre.fr/ (association à but non lucratif)
http://www.bisonvert.net/ (logiciel libre)
http://www.miralaou.re/
http://www.roulensemb.re/

Sur l’autopartage :
http://www.franceautopartage.com

Autopartage entre particuliers :
http://www.livop.fr
https://fr.cityzencar.com
http://www.voiturelib.com

Crédits photo : Mikael Miettinen – Flickr – Licence Creative Commons

Author: pressecologie

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1 Comment

  1. Dommage que le président de région (de l’époque de la réalisation de la route des tamarins) n’est pas pensé à créer des parkings aux sorties de la voie pour faciliter le stationnement des candidats au covoiturage.
    Des aménagements complémentaires pourraient être proposés afin de sécuriser les aires de stationnement “sauvages”.

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